Justice universelle et crimes de genre

La plainte pour le génocide commis dans la région Ixil a son équivalent, sous le principe de la justice universelle, en Espagne. Ce principe veut que les crimes contre l’humanité -de par leur atrocité- puissent être jugés par les juridictions nationales des Etats qui le reconnaissent.

Cette page noire dans l’histoire du Guatemala figure dans la plainte déposée par Rigoberta Menchú à l’Audience Nationale (AN) espagnole en 1999. Depuis des années les dossiers en Espagne et au Guatemala se complètent et ce, malgré les nombreux recours à l’encontre de la légitimité de la juridiction espagnole, reconnue finalement en 2005.

En juin 2011, l’organisation Women’s Link Worldwide (WLW) avec le Center for Justice and Accountability (CJA) ont sollicité à l’AN d’élargir spécifiquement son enquête aux crimes perpétrés contre les femmes (violations sexuelles, stérilisations forcées et esclavage sexuel) pendant le conflit armé. Le juge Santiago Pedraz, en charge du dossier, a accepté d’étendre les recherches et le 16 juin dernier, Paloma Santiago, avocate de WLW, arrivait au Guatemala pour réaliser une expertise de genre sur 15 femmes victimes de cette violence.

Ce n’est qu’un début, mais la voix de femmes sort enfin du silence et de l’impunité dans lesquelles elles se trouvaient jusqu’à maintenant au yeux de la justice.

Voir le reportage « Mujer, violencia y silencio en Guatemala »

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