Criminalisation de la lutte des femmes Kaqchikeles

Article de Prensa comunitaria et Prensa Opal

A 7h30 dans le lote 226B, Madame Bárbara Díaz Surin a été arrêtée, elle est maya Kaqchikel, elle vit dans la communauté Cruz Blanca à San Juan Sacatepéquez. Elle est criminalisée du fait de son opposition à la construction de l’usine de cimenterie San Gabriel dans sa commune, parce qu’elle considère que cela est une atteinte à sa vie.

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Photo de CPR Urbana

Il est important de rappeler que cette détention ne fait pas suite aux évènements qui se sont déroulés à Las Pajoques les 19 et 20 septembre, elle est accusée d’assassinat pour des faits remontant à plusieurs mois, sa détention est évidemment politique puisqu’elle est l’autorité communautaire de Cruz Blanca et c’est elle qui représente la communauté dans les espaces publics.

L’arrestation s’est faite dans le village de Cruz Blanca alors qu’elle se rendait à son travail dans la communauté Pilar I. Elle allait donner son déjeuner à un travailleur sur son terrain et était accompagnée de sa fille de 9 ans.

L’arrestation a été réalisée par une quarantaine d’agents de la Police Nationale Civile (PNC) ; elle raconte qu’elle n’a vu qu’une seule femme agent de police dans le groupe ; les agents de police ont utilisé la violence pour l’arrêter ; sur la peau de ses bars on voit clairement plusieurs bleus qui lui ont été faits par les policiers.

Bárbara Díaz Surin est une autorité communautaire, elle est président du Conseil Communautaire de Développement (COCODE) depuis plusieurs années.
L’ambiance dans la prison est terible, elle est la seule femme dans une petite cellule entourée d’hommes qui la harcèlent et la violentent. A l’heure actuelle, elle reçoit des menaces verbales ; de plus, l’équipe de correspondantes de presse qui sont entrées dans la petite cellule pour vérifier les conditions de détentions de Bárbara Díaz ont été harcelées sexuellement par les hommes de la prison.

Elle demande à ce que l’on prie pour elle, elle a également exprimé sa joie de savoir qu’elle est soutenue ; face à la question : « pourquoi pensez-vous qu’on vous a arrêtée ? » Bárabara Díaz a répondu : « parce que je défends la vie de mes fils, voilà ce que j’ai fait  ».

La police l’a arrêtée sans lui annoncer de quoi elle était accusée. Ce n’est que lorsqu’elle a été présentée devant le Tribunal de Mixco qu’elle a été prévenue du fait qu’elle était arrêtée pour assassinat.

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