Historique de l’accompagnement au Guatemala

Les populations « retournées » ont lancé un appel aux organisations de solidarité internationale, européennes et nord-américaine afin de bénéficier d’une présence physique permanente dans leurs communautés. Les projets d’accompagnement internationaux sont nés en 1993 lors des premiers retours collectifs sur des terrains récupérés ou bien attribués par l’Etat. Il s’agissait d’être présent dans les communautés, de dissuader les violations des droits humains et, le cas échéant, d’en être témoins pour les divulguer au niveau national et international.

Le Collectif Guatemala a participé à ce projet depuis 1993 jusqu’en 1998. Au cours de ces années plus d’une quarantaine d’accompagnateurs français ont été présents aux côtés des « retornados », dans leur processus de réinstallation, sur tout le territoire guatémaltèque (Ixcan, Cote Sud, Barillas, Petén, Rabinal..), des communautés CPR en Ixcan et dans la Sierra Ixil, de l’organisation de femmes de Mama Maquin.

Au-delà de la nécessaire présence physique dissuasive, les accompagnateurs apportaient un soutien moral aux luttes des défenseurs des droits humains. Une de ces luttes était et est toujours la lutte contre l’impunité. Les premiers témoignages ont été compilés, les premiers charniers ont été ouverts en notre présence. A leur retour en France, les accompagnateurs français devaient témoigner de leur mission et de la situation au Guatemala. Le siège, à Paris, a organisé des campagnes de soutien et permis la réalisation de projets en partenariat avec d’autres ONG françaises.

En 1994, pour faciliter la coordination entre communautés accompagnées, projets d’accompagnement international et accompagnateurs nous avons créé le Forum des accompagnateurs internationaux. Véritable espace d’échanges et d’informations, il a permis de résoudre des problèmes concrets en lien avec l’accompagnement. Cet espace de coordination a permis d’améliorer la crédibilité institutionnelle de notre mission.

En 1995, nous avons ouvert un bureau commun avec les projets d’accompagnements autrichien, anglais et danois. Cet espace de travail nous a permis de répondre à des demandes d’accompagnement plus courtes de militants guatémaltèques.

En 2000, nous avons répondu à la demande d’accompagnement des membres de l’AJR, principalement issus des communautés déplacées, qui ont officiellement porté plainte contre les responsables du génocide ixil. L’accompagnement tel qu’il existe aujourd’hui a pris place avec la création d’ACOGUATE la même année.

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