Le Guatemala face à la crise du néolibéralisme

Le dernier ouvrage du sociologue mexicain Carlos Figueroa Ibarra publié en juillet dernier, chez FyG Editores, En el umbral del posneoliberalismo : izquierda y gobierno en América Latina (Au seuil du postneolibéralisme : gauche et gouvernement en Amérique latine), est composé de trois essais sur le Mexique, le Guatemala et les pays andins.

La réalité latino-américaine ne peut que contredire les postulats néolibéraux puisque « 16 présidents ont été renversés par des révoltes populaires issues de la mise en marche de politiques économiques néolibérales, (…) et les États minés par la corruption ont généré des vides étatiques peuplés de pouvoirs informels pervers ».

Le deuxième essai intitulé Álvaro Colom, límites e incertidumbres de la socialdemocracia en el Gobierno de Guatemala (Álvaro Colom, limites et incertitudes de la social-démocratie dans le gouvernement du Guatemala) illustre une des manifestations de la crise du néolibéralisme, « non à travers un vigoureux mouvement social mais via le cheminement vers un État en déliquescence ». Figueroa dresse un portrait de Colom, décrit l’envers du décor des élections de 2007 et analyse les alliances conclues par ce dernier pour arriver au pouvoir. Ces alliances tissées « à différents niveaux et pas forcément visibles » avec des cercles de pouvoirs formels et informels, -patrons de l’agro-exportation non traditionnelle, haut fonctionnaires de gouvernements précédents, militaires haut gradés de la contre-insurrection réunis dans un groupuscule connu sous le nom de « La Cofradía » (La Confrérie) ayant des liens avec le crime organisé- constituent une « corrélation de forces » qui empêchent la prise de décision du président en toute indépendance et modulent par la même occasion la mise en œuvre des politiques publiques (mégaprojets, sécurité, réforme fiscale, développement rural).

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