Devant la vague d’agressions et de menaces contre le mouvement qui demande l’épuration de l’Etat, la Convergence pour les droits humains expose

DESARTICULER LES CIACS QUI ATTENTENT AU MOUVEMENT SOCIAL

DEVANT LA VAGUE D’AGRESSIONS ET DE MENACES CONTRE LE MOUVEMENT QUI DEMANDE L’EPURATION DE L’ETAT, LA CONVERGENCE POUR LES DROITS HUMAINS EXPOSE :

1. A mesure que de nouvelles structures criminelles de corruption sont dévoilées, la demande citoyenne en est arrivée à exiger la démission du président Otto Pérez Molina, sous le nez de qui et très probablement avec sa participation directe, ont eu lieu les actions de vol des ressources de l’Etat pour l’enrichissement des membres du gouvernement et d’entrepreneurs liés à celui-ci.

2. Dans son effort pout se maintenir, le système de partis politiques, créateur du schéma pervers qui a conduit à la crise existentielle de la démocratie, fait a sourde oreille aux réclamations et, de ce fait, alimente les groupes illégaux qui cherchent à empêcher la continuité des mobilisations. Cette situation est aggravée par le maniement sans contrôle des services de sécurité.

3. De telle sorte que se sont produits des attaques et menaces typiques des corps illégaux et appareils clandestins de sécurité (CIACS) à l’encontre de dirigeants et leaders sociaux et politiques. Parmi ceux-ci ressortent du fait de leur gravité :

• L’installation de caméras de reconnaissance biométriques et l’action interrogatoire de membres du Secrétariat d’affaires administratives et de sécurité de la présidence (SAAS) durant les rassemblements devant le Palais national.
• L’intimidation de la part de membres du SAAS et de la Police nationale civile (PNC) du groupe de citoyens qui se sont enchaînés aux portes du Palais national pendant plusieurs jours.
• Depuis les structures des partis Patriote et LIDER, l’incitation à la haine contre les participants aux mobilisations.
• A Huehuetenango, les intimidations contre les dirigeantes du mouvement #RenunciaYa et les menaces contre les journalistes qui enquêtent sur les faits de corruption.
• L’incendie du local commercial du dirigeant du mouvement VOS à Quetzaltenango.
• L’utilisation de véhicules pour intimider et la présence de personnes armées durant un des rassemblements à Quetzaltenango, près de là où se réalisait la mobilisation.
• Les menaces de morts contre le député Amílcar Pop, du groupe parlementaire Winaq, après qu’il ait déposé des plaintes judiciaires qui ont donné lieu au processus de jugement anticipé à l’encontre d’Otto Pérez Molina.
• La présence menaçante de la PNC aux points de réalisation de l’enquête #Hagamoselparo
• La détention durant cinq heures du bus des habitants de San Juan Sacatepéquez lors de leur retour de la manifestation du 13 juin.
• L’assassinat de dirigeants communautaires comme Pablo Pajarito Rompich dans le Quiché et Santiago Ramírez dans le Petén.
• L’agression de deux personnes par la sécurité du parti LIDER à Nebaj.
4. Le fait le plus recent est la menace de mort par voie téléphonique sur la fille de Leonal Dubón, directeur de l’association El Refugio de la niñez (Le refuge de l’enfance) « pour être dans les manifestations devant le Palais ».
Devant ces faits, la Convergence pour les droits humains
1. Réitère sa solidarité avec toutes les personnes vicitmes de ces faits de violence qui portent atteinte aux libertés et garanties que le cadre juridique en vigueur protege.
2. Exige que l’Exécutif, en particulier le Système national de sécurité, se limite à exercer les attributions qui sont de sa compétence en vertu de la loi et qu’il n’utilise pas les ressources publiques pour des activités illégales d’espionnage et de persécution des dirigeants sociaux.
3. Demande au Ministère public (MP) les enquêtes nécessaures pour identifier les responsables de tous ces faits et de les poursuivre conformément à la loi.
4. Demande au Procureur des droits humains (PDH) l’enregistrement et l’enquête de tous ces faits, ainsi que l’émission des résolutions qui y correspondent.
5. Sollicite la Commission internationale contre l’impunité au Guatemala (CICIG) pour qu’elle réalise, conformément à son mandat, l’enquête de ces structures et apporte son appui pour leur démantèlement.
6. Appelle la société guatémaltèque à maintenir sa demande contre l’impunité et la corruption et à continuer d’exercer tous et chacun des droits que la démocratie protège.

Guatemala, 25 juin 2015
PNG

Version originale : http://ecapguatemala.org.gt/noticias/comunicado-convergencia-por-los-derechos-humanos-3

Navigation

AgendaTous les événements

décembre 2017 :

Rien pour ce mois

novembre 2017 | janvier 2018