Augmentation des attaques contre les leaders du mouvement social

L’organisation Maya Waqib´ Kej dénonçait le 7 août dernier des attaques de « hackers » qui ont désactivé et sérieusement endommagé son site. Celui-ci a pour objectif d’informer sur les luttes et résistances des peuples Mayas, xincas et métisses et sur le positionnement politique des organisations et communautés de défense du territoire, de la vie et contre les mégaprojets. « Quand ceux d’en bas communiquent, ceux d’en haut tremblent  », résumait Waqib´ Kej. Ces évènements s’ajoutent à l’atmosphère de criminalisation, de contrôle et d’attentat contre les organisations, les peuples et leurs leaders.

Le 10 juillet dernier, la maison de Domingo Ixcoy, leader de l’organisation Maya Uk’ux B’e, est cambriolée et des menaces de mort écrites laissées en évidence. Membre du mouvement révolutionnaire durant le conflit armé, Domingo est l’un des co-fondateurs du CUC (Comité d’unité paysanne).

Le 4 juillet, les membres du Conseil des Peuples Quichés (CPK), parmi lesquels la leader Lolita Chávez, ont été attaqués et quatre femmes blessées, par des sympathisants du maire de Santa Cruz du Quiché. Une manifestation pacifique venait de se dérouler à San Cruz pour y dénoncer les liens du maire avec l’entreprise DEOCSA, filiale de la compagnie anglaise Actis. Quelques semaines auparavant, dans la même région José Tavico Tzunun, aussi membre du CPK, avait été sauvagement assassiné.

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