Attentat contre les défenseurs des droits humains Yolanda Oqueli et Lolita Chavez

PNGLe 13 juin 2012, la leader communautaire Yolanda Oquelí Veliz a été la cible d’hommes non identifiés qui ont bloqué son véhicule avant de lui faire face et de lui tirer dessus. Elle rentrait chez elle après avoir avait quitté le blocage pacifique de l’entrée de la mine d’or El Tambor, située à 28 km au nord-ouest de la capitale, Guatemala Ciudad. Yolanda Oquelí a dû être hospitalisée pendant plusieurs jours. Son état est critique, mais stable. Une balle est restée coincée entre les poumons et la colonne vertébrale, mais n’a heureusement pas heurté les organes vitaux. Elle avait reçu de nombreuses menaces au cours des derniers mois, depuis que les habitants des communautés de San José del Golfo et San Pedro Ayampuc, dont Yolanda est l’une des porte-parole, se sont organisés dans un « Front de résistance du Nord de la région métropolitaine » (FRENAM). Depuis le 2 mars 2012, ils bloquent l’accès à la mine pour empêcher le matériel d’arriver et dénoncer le fait qu’aucune consultation publique n’ait été mise en place par le gouvernement guatémaltèque avant d’étendre la licence d’exploitation du projet minier El Tambor de l’entreprise canadienne Radius Gold Inc. et de sa filiale Exploración Mineras de Guatemala (EXMIGUA), le 27 février dernier. Jusqu’à cette date, les principaux concernés, habitants des communautés de San José et San Pedro n’étaient pas au courant du projet et des 12 licences d’exploration sur leur territoire.

Le 4 juillet 2012, des membres du Conseil des Peuples K’iche’s en lutte pour la défense du territoire et des ressources naturelles ont été attaqués, de retour d’une manifestation pacifique contre l’exploitation minière, dans le Quiché. Parmi ces personnes, se trouvait la leader Lolita Chávez, une des figures emblématiques de la lutte pour la défense du territoire de la région ouest du pays (altiplano). Lolita Chávez participait le 1er juillet, avec Crisanta Pérez (de San Migual Ixtahuacán, voir edito), à la rencontre « Femmes en Résistance – la lutte pour la défense du territoire et des ressources naturelles » où elles partageaient réflexions et expériences, sur les impacts de l’activité minière -spécialement sur les femmes-, les résistances pacifiques et les stratégies de lutte, dans la région affectée par le projet El Tambor. Des dirigeantes communautaires des départements du Quiché, de Santa Rosa et de San Marcos, ainsi que les femmes de San José del Golfo et San Pedro Ayampuc (département de Guatemala) ont participé à cette rencontre. Cette nouvelle attaque est une nouvelle preuve de la criminalisation du mouvement social au Guatemala et l’augmentation des menaces envers les défenseurs.

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